Designons des bijoux.
Nous allons d’abord nous mettre en contact avec la matière, j’entends par contact le corps-à-corps avec la matière, le toucher, la torsion, le corps comme support de la création. Ce long processus d’immersion va être la base de notre travail.
Dés lors que nous avons obtenu de la matière cette infinie liberté recherchée, nous allons commencer le travail d’approche manuelle, où la main domptera la matière - la matière s’accroche, se rétracte, ensuite se recompose à travers des intrusions manuelles precises. La matière va devenir structure que nous pouvons modifier jusqu’à obtenir un objet solide, fort, autoportant, stable.
Amina Agueznay (MA)
Amina Agueznay est marocaine. Après des études d’architecture à Washington puis à Parsons School of Design à New York, Amina a exercé sa profession d’architecte aux Etats-Unis pendant sept ans avant de rentrer au Maroc pour s’adonner à sa nouvelle passion, la création de bijoux.
Elle a commencé par puiser son inspiration dans la tradition berbère, en retravaillant des bijoux anciens, en détournant leurs éléments de leur fonction initiale, en les ré-assemblant avec du corail et des pierres semi-précieuses. L’art d’Amina Agueznay ne renie pas la tradition, tout en laissant libre cours à l’imagination et à la fantaisie. C’est dans les souks de Marrakech qu’elle trouve sa matière première. Sur de petits carnets, elle trace des croquis qui se matérialiseront en pièces uniques. Cristal, quartz blanc, turquoise, verre de Murano, cornaline, calcédoine, labradorite, améthyste… sont rangés dans des boîtes.
Pour le couturier Nourredine Amir, elle a créé des pièces faites à partir de petits morceaux de bois ramassés dans la forêt de Benslimane. Mais quels que soient les matériaux utilisés, ses oeuvres ont toutes un point commun : elles sont soigneusement structurées. Sans doute faut-il y voir l’héritage de ses années d’architecture. (texte de www.maison-objet.com)
Photo © Festimode
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